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Hadopi vs Licence légale

HADOPI VS LICENCE GLOBALE, UNE GUERRE DU PASSÉ : VIVE L’ACCÈS LÉGAL À LA CULTURE !

La progression du marché de la musique en ligne doit être encouragée par des mesures de soutien et d’accompagnement à la filière musicale

L’année 2011 a été marquée par la progression significative du marché de la musique en ligne, en France et dans le monde. Avec 25% des revenus issus des ventes numériques, les producteurs de musique sont en train de réussir leur mutation technologique et économique. Et la France de rattraper son retard vis-à-vis des autres pays.
La distribution de musique en ligne constitue désormais un modèle de référence pour l’ensemble des industries culturelles après avoir été un laboratoire d’essai.

Pour gagner la bataille du numérique et préserver la diversité culturelle, la filière musicale a plus que jamais besoin d’un soutien fort et sans faille de la part des pouvoirs publics.
Cet accompagnement passe par :

– la mise en place d’un dispositif ambitieux et pérenne de soutien à la production musicale française. L’UPFI souhaite la création d’un Centre national de la musique en 2012, conformément aux engagements pris par l’Etat, et sera très attentive au financement de cet organisme par une taxe fiscale basée sur le chiffre d’affaires des fournisseurs d’accès. La pérennisation du crédit d’impôt, qui a permis de soutenir plus de 3000 projets artistiques en 6 ans, doit être également assurée,
– une protection efficace des droits de propriété intellectuelle sur Internet. La « réponse graduée » doit être préservée afin d’encourager le développement de l’offre légale,
– une véritable reconnaissance du statut culturel des enregistrements phonographiques au niveau fiscal avec l’instauration d’une TVA à taux réduit ou intermédiaire pour les enregistrements musicaux,
– une exposition plus large de toutes les musiques à la radio et à la télévision.

L’UPFI attend des candidats à la présidentielle 2012, des réponses claires et ambitieuses qui soient à la hauteur des défis qu’elle a su relever au cours des 10 dernières années.
Les producteurs de musique indépendants font valoir leur opposition à :

– la mise en place d’un mécanisme de licence globale, qui est un concept dépassé à l’heure où tous les catalogues musicaux sont disponibles sur les réseaux numériques, destructeur de valeur pour l’ensemble des acteurs de la filière musicale et contraire à l’esprit d’innovation qui caractérise Internet,
– L’imposition d’un système de gestion collective obligatoire pour la distribution des contenus musicaux en ligne.

L’UPFI regrette une nouvelle fois qu’un candidat de gauche à la présidentielle ne saisisse pas les immenses opportunités offertes par le mariage des contenus culturels et des réseaux pour accompagner positivement ce mouvement collectif plutôt que de cristalliser inutilement d’imaginaires oppositions entre le public et les industries culturelles.

Création du Centre National de la Musique

CRÉATION DU CENTRE NATIONAL DE LA MUSIQUE: UNE FORMIDABLE INITIATIVE POUR PRÉSERVER LA DIVERSITÉ CULTURELLE ET ACCOMPAGNER LA FILIÈRE MUSICALE DANS SA MUTATION ÉCONOMIQUE

L’UPFI et la SPPF se réjouissent du coup d’envoi donné ce jour par le Ministre de la Culture à la création effective du Centre National de la Musique.
Face au recul de la production d’albums de création depuis 10 ans (environ 600 albums publiés en 2011 contre 1500 en 2002), en raison de la chute des revenus des producteurs français, il était urgent de mettre en place un dispositif ambitieux et pérenne de soutien à l’industrie musicale.

Sans mesure de soutien, la production musicale française risquait de poursuivre un mouvement de baisse inéluctable, avec toutes les conséquences dramatiques tant pour les artistes et les producteurs que sur le plan de la diversité culturelle.

La mise en place d’un dispositif d’aide à la production musicale, au travers d’un droit de tirage et d’une aide sélective, constituera un formidable levier pour permettre aux producteurs de musique de continuer à prendre des risques financiers. L’UPFI rappelle que la production phonographique était la moins aidée des industries culturelles (2% de son chiffre d’affaires).

De son côté, la SPPF apportera au CNM l’essentiel des aides qu’elle attribuait aux labels indépendants.

Le CNM constituera également une structure de concertation et de régulation du secteur musical, jouant ainsi un rôle important pour accompagner la filière musicale dans la mutation de son modèle économique.