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Les artistes indépendants au top des ventes d’albums

Face à la prise de risque des producteurs, l’UPFI en appelle à des mesures ambitieuses pour le financement de la production phonographique

 

Alors que le Printemps de Bourges ouvre ses portes, la production indépendante effectue une percée remarquable dans le classement des ventes de nouveautés (physiques et numériques).

Ainsi, dans le dernier Top des ventes d’albums téléchargés*, 4 albums d’artistes indépendants figurent dans les 5 premières places (Colonel Reyel, Metronomy, Adele, Chinese Man) et 14 albums indépendants sont classés parmi les 50 premières ventes numériques.

Dans le Top des 200 premières ventes d’albums physiques, les Indépendants occupent également 14 places sur les 50 premières ventes.

 

Toute une scène musicale, française et européenne, est en train d’émerger grâce au talent des artistes et aux efforts des labels indépendants : Brigitte, L, Mélanie Laurent, Alex Beaupain, Colonel Reyel, Booba, Melissmell, Zaz, Asa, Adele, Metronomy, Selah Sue, Angus & Julia Stone, Agnès Obel, The Dø, Lilly Wood & The Prick, Chinese Man, Joseph d’Anvers, Medi, et tant d’autres.

 

L’UPFI souligne le rôle majeur qu’occupent aujourd’hui les labels indépendants dans la découverte de nouveaux talents. Ainsi, sur la période 2006-2010, les projets artistiques défendus par les producteurs indépendants ont représenté 76% des agréments provisoires délivrés au titre du crédit d’impôt.

 

Pour autant, la crise est loin d’être terminée pour le secteur de la production phonographique. Depuis 2001, la rentabilité de la production réalisée en France s’est considérablement dégradée, à tel point que le résultat d’exploitation de l’ensemble des projets musicaux est devenu structurellement déficitaire.

C’est pourquoi l’UPFI souligne le rôle crucial de la mission sur le financement de la production musicale lancée par Frédéric Mitterrand. L’UPFI espère que cette mission débouchera sur des propositions ambitieuses, permettant d’améliorer les mécanismes d’aides et de soutien à notre secteur face à la prise de risque sans cesse renouvelée des producteurs.

 

* Classement opéré par GFK MUSIC (semaine 15)

 

Contact :

Jérôme Roger

Tel : 01 53 77 66 40

Télécharger:

  1. 20110421 _ CP - Printemps de Bourges - (56 KB / msword )

Impala award pour les ventes d’albums

 L’UPFI annonce le succès des indépendants Français

 

Les récompenses délivrées par IMPALA pour les ventes d’albums ont atteint des niveaux records avec plus de 100 nouveaux titres et 13 récompenses pour les artistes et labels indépendants français, dont Pony Pony Run Run, Lilly Wood, Benjamin Biolay et Cindy Lauper.

 

Les récompenses démontrent le succès des indépendants français, avec un passage au disque de diamant pour l’album “La Superbe” de Benjamin Biolay, et au double disque d’argent pour “Horses and High Heels” de Marianne Faithfull, “Memphis Blues” de Cindy Lauper, “Invincible Friends” de Lilly Wood et “Très très fort” de Staff Benda Bilili.

 

Les albums passant Disque d’or lors de cette annonce sont “Beautiful Imperfections” d’Asa, “J’accuse” de Saez, l’album éponyme de Caravan Palace et “Birds in the Storm” d’Aaron, tandis que “Joy to the World” de Pink Martini et “Both Ways Open Jaws” de The Do ont obtenu un disque d’argent d’IMPALA.

IMPALA a reçu un nombre record d’inscriptions pour la première annonce depuis l’ajustement des paliers de récompenses mis en place pour mieux refléter l’évolution des ventes de musique en Europe. Des récompenses ont été distribuées dans toute l’Europe à des genres musicaux très divers. Ces récompenses illustrent la diversité culturelle et le talent des indépendants, comme le démontre la présence de lauréats de toute l’Europe dont Agnes Obel (Danemark), Paleface (Finlande), Xavier Naidoo (Allemagne), Modà (Italie), Sofia Karlsson (Suède) et Bring Me The Horizon (Royaume-Uni).

La dernière série de IMPALA Awards perpétue la tendance amorcée l’année dernière et démontre une performance impressionante du secteur indépendant, particulièrement compte tenu du déclin général de l’économie. Les nouveaux lauréats représentent 150 millions d’euros en terme de ventes, avec 16 disques de platine (400 000), 5 disques de diamant (200 000), 19 disques d’or (75 000), 7 doubles disques d’argent (40 000) et 62 disques d’argent (20 000) dans toute l’Europe.

Au total plus de 770 récompenses ont été enregistrées jusqu’à présent, ce qui représente plus de 72 millions d’albums vendus et 1,1 milliard d’euros de revenus.

Pour en savoir plus vous pouvez visiter le site d’IMPALA ou l’un des sites de réseaux sociaux:

Site d’Impala:    www.impalamusic.org

Facebook:      http://on.fb.me/frw5Pz
Myspace:        http://mysp.ac/fpQDU9
Twitter:            http://twitter.com/IMPALAMusic

 

A propos des Awards

Les Awards délivrés par IMPALA pour les ventes d’albums sont les seules récompenses pan-européennes dédiées aux artistes indépendants. Ce sont les premiers Awards indiquant qu’un succès acquis à travers l’Europe mérite une reconnaissance à différents niveaux. Ils célébrent le fait que réussite et succès débutent bien en deçà de la barre du million d’albums vendus (le seul niveau pan-européen officiellement reconnu avant le lancement du projet d’Impala).

Les IMPALA Awards pour les ventes d’albums sont un outil supplémentaire permettant aux indépendants et à leurs artistes de se lancer à l’international. Le système d’IMPALA de certification en ligne est accessible sur www.impalamusic.org, site depuis lequel des Awards physiques (encadrés) peuvent également être commandés.

Les récompenses font partie de la stratégie globale d’IMPALA visant à créer de nouvelles opportunités pour promouvoir la musique indépendante, un véritable entreprenariat et la diversité culturelle, dans un contexte de concentration grandissante sur le marché de la musique.

Les nouveaux niveaux des Awards sont:

Impala Argent                         20,000
Impala Double Argent             40,000
Impala Or                    75,000
Impala Double Or       150,000
Impala Diamant          200,000
Impala Platine                        400,000
Impala Double Platine    800 000

Pour célébrer le 10e anniversaire d’IMPALA, deux nouvelles récompenses annuelles ont été créées: l’Album Indépendant de l’Année et la Contribution Exceptionnelle de l’Année. Mario Pacheco a reçu la récompense inaugurale pour sa “Contribution Exceptionnelle” et l’album “Magical Chairs” d’Efterklang a reçu la première récompense pour le “Meilleur Album de l’année” à partir d’une liste de 21 nominations: http://www.impalamusic.org/docum/04-press/2009/PR%20-%2020110216.htm

Helen Smith, Executive Chair d’IMPALA, a remis un disque d’argent à Sofia Karlsson pour son album “Söder om kärleken” lors du Manifest Gala organisé à Stockholm en février 2011.

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  1. 20110331 _ Impala Awards - (115 KB / msword )

Bilan Radio 2010 : L’UPFI s’inquiète de l’absence de diversité musicale

LES PRODUCTEURS INDEPENDANTS EN APPELLENT AU MINISTERE DE LA CULTURE POUR PRENDRE LES DISPOSITIONS LEGISLATIVES PROPRES A RENVERSER UNE TENDANCE LOURDE

Alors que la radio traditionnelle continue d’être le support privilégié d’écoute de la musique, l’UPFI déplore le manque de diversité musicale sur les principales radios privées.

L’augmentation, en 2010, du nombre d’artistes et de titres différents programmés en radio* (85 000 titres, + 15 % vs 2009) ne doit pas masquer un constat très inquiétant :

– La progression a profité essentiellement aux titres golds et aux découvertes d’albums ou de singles joués moins de 3 fois. Le nombre de nouveautés ayant bénéficié de plus de 3 rotations sur l’année a chuté de 34 %

– Le nombre des nouvelles entrées en play-list a suivi cette même tendance (- de 2 700 nouveautés programmées, 10 % de moins qu’en 2009)

– Pour les 100 titres les plus diffusés, 30 seulement ont été interprétés en français et ce chiffre tombe à 23 en y retirant les duos franco-anglais, le plus souvent produits sous la pression des radios. Du jamais vu depuis 1994 ! Le nombre de nouveaux talents francophones classés dans le Top 100 s’est également effondré (18 titres contre 25 l’an passé, 27 en 2008 et 31 en 2007)

– La part du Top 40 dans les réseaux musicaux continue d’occuper la majeure partie de la programmation musicale.

 

Face à cette situation, l’UPFI en appelle au Ministère de la Culture afin qu’il procède à un bilan de l’application des quotas radios et qu’il prenne les dispositions législatives et réglementaires nécessaires pour renverser cette tendance lourde. En effet, l’on assiste, depuis plusieurs années, à un dévoiement des quotas de la part des radios et à une impuissance de la part du CSA à faire respecter les obligations de diversité en matière de programmation musicale qui figurent pourtant dans la loi.

Dans un souci de transparence, les producteurs indépendants souhaitent également que soient dorénavant affichées les coproductions et les co-exploitations de titres programmés en radio et à la télévision dans le cadre de l’Observatoire de la Diversité Musicale dans les médias.

 

Par ailleurs, l’UPFI souhaite que la modification du contrat d’objectifs et de moyens entre France Télévisions et l’Etat conduise à une amélioration tant qualitative que quantitative de la place de la musique et des variétés sur les antennes du service public de la télévision.

 

* Bilan radio 2010 : Source Yacast / SNEP 

 

 

Contact :

Jérôme Roger – Directeur Général

Tel : 01 53 77 66 40

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  1. 20110124 _ CP UPFI-Midem Radios - (106 KB / msword )

Musique : Etat d’urgence

 Face à la crise, l’UPFI en appelle à la mise en œuvre rapide des engagements pris par les pouvoirs publics.

La progression des ventes numériques en 2010 (entre 30 et 40 % pour le téléchargement légal) n’a pas permis de compenser les effets de la chute des ventes physiques. Pour la 8ème année consécutive, les revenus des producteurs de phonogrammes enregistrent une baisse significative (la tendance estimée étant de l’ordre de – 6/8%).

Face à cette situation difficile, les nouvelles mesures mises en place fin 2010 n’auront pas permis d’opérer un retournement de tendance et, faute d’arbitrage favorable pour les mesures financières, conduisent à un manque de vision d’ensemble :

–       Le démarrage de la « réponse graduée » en septembre dernier, l’envoi des premiers messages d’avertissement début janvier, et la volonté affichée par l’Hadopi de remplir sa mission sans aucune restriction constituent des éléments encourageants. Mais, il faudra attendre fin 2011 pour atteindre un premier régime de croisière. C’est pourquoi, aucun bilan d’étape ne pourra être établi avant cette échéance pour mesurer les premiers résultats de ce dispositif et son effet positif sur la consommation légale de musique.

–       Le lancement de la « Carte Musique » n’a pas rencontré, à ce jour, de succès véritable auprès des 12-25 ans. L’UPFI est néanmoins confiante dans la capacité de ce mécanisme incitatif à toucher sa cible sous réserve d’une amélioration notable du « parcours client » suivi d’une vaste campagne de communication.

–       Les principales mesures financières demandées par l’UPFI n’ont pas fait l’objet d’un arbitrage favorable (aménagement du crédit d’impôt, mise en œuvre d’une taxe fiscale à la charge des opérateurs haut débit).

La signature, hier, de la charte d’engagement qui résulte de la médiation confiée à Emmanuel Hoog, constitue, dans ce contexte, un signal fort et encourageant :

–       Les engagements volontaires souscrits par les producteurs de phonogrammes vis-à-vis des plates-formes sont de nature à renforcer la viabilité économique des offres de musique en ligne, en particulière pour le stream par voie d’abonnement.

–       Les engagements pris par les pouvoirs publics d’œuvrer pour une baisse de la TVA, au niveau européen, d’aménager et de renforcer le crédit d’impôt à la production phonographique, de réabonder le fonds d’avances financières géré par l’IFCIC et d’étudier la faisabilité de ce qui pourrait être un Centre National de la Musique sont salués par l’ensemble des producteurs indépendants.

La mise en chantier d’un Centre National de la Musique constitue, en effet, l’une des mesures prioritaires de l’UPFI. Cet organisme aurait vocation à constituer à la fois le réceptacle de taxes fiscales en soutien du financement de la production musicale et un organe de régulation de notre secteur, à l’instar du CNC pour le cinéma.

L’UPFI sera très vigilante sur le respect des engagements souscrits par les pouvoirs publics dans la charte issue de la médiation Hoog.

Par ailleurs, l’UPFI continue de marquer sa vive préoccupation par rapport au manque de diversité dans la programmation musicale de la plupart des radios et réseaux musicaux privés, à la concentration des play-lists, et à la sous-représentation des artistes et des catalogues des producteurs indépendants. C’est pourquoi l’UPFI va demander au Ministère de la Culture de procéder à une évaluation de la diversité musicale sur l’ensemble des radios et la nomination d’une personnalité indépendante afin de proposer des mesures propres à renverser cette tendance lourde.

 

Contact :

Stephan Bourdoiseau – Président
Jérôme Roger – Directeur Général

Tel : 01 53 77 66 40

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  1. 20110118 _ CP UPFI-Midem - (122 KB / msword )

La concentration de la filière musicale au niveau mondial nécessite la mise en place d’importantes mesures de régulation

Le monde de la musique ne saurait s’envisager comme un programme spatial ou nucléaire.

Le projet de rachat d’EMI Recording par Universal Music aboutirait à une position dominante inégalée jusqu’à présent dans le secteur de la musique enregistrée.

La part de marché d’Universal Music, qui résulterait d’un tel rachat, dépasserait largement les 40 % en France, pays dans lequel la major occupe une position hégémonique dans tous les domaines d’activité*.

La capacité renforcée dont disposerait Universal Music pour conditionner l’accès à son catalogue à toute une série d’avantages, à la fois en termes de prix, d’avances, de minimums garantis, de parts de marché réservés et d’exposition minimale dans la distribution et les médias, provoquerait ainsi un risque sérieux d’éviction ou de marginalisation des autres opérateurs, en particulier les labels indépendants.

Les autres domaines dans lequel s’exerce la concurrence, comme l’édition musicale, la signature d’artistes ou encore le spectacle vivant, en seraient aussi profondément affectés. Ainsi, le projet de rachat d’EMI Music Publishing par Sony ATV aboutirait à une forte concentration au niveau des catalogues éditoriaux au profit d’Universal Music Publishing et de Sony ATV.

 

Ces projets de concentration accrue du marché global de la musique au niveau mondial ne rendent que plus indispensable la mise en place de mesures de régulation permettant d’assurer la diversité des productions d’artistes et le pluralisme des acteurs qui les développent. Le monde de la musique ne peut s’envisager comme un programme spatial ou nucléaire. La concentration nuit à la diversité des répertoires et des artistes. Les fusions d’EMI / VIRGIN et de SONY / BMG en ont été des exemples dramatiques ces dix dernières années.

 

L’UPFI appelle donc la Commission Européenne à instruire ces deux projets de concentration en prenant en compte les problèmes de diversité culturelle qu’ils soulèvent et non uniquement leurs enjeux industriels.

 

L’UPFI souhaite que la Commission Européenne et les Etats Européens, notamment la France, renforcent de façon significative les outils de régulation d’une filière déjà trop concentrée : accès à la distribution physique et numérique, exposition dans les médias, conditions d’octroi des aides d’Etat .    

 

L’UPFI appelle le Gouvernement et les parlementaires français à mettre en place dans les plus brefs délais le Centre National de la Musique, projet voulu par le Président de la République, en y intégrant les conséquences d’une concentration renforcée du marché de la musique.

 

 

*- Distribution physique : Universal Music, qui dispose déjà du catalogue phonographique le plus important au monde, verrait sa part de marché dépasser largement les 40 % (bien davantage sur le segment important du fonds de catalogue francophone comme international)

– Distribution numérique  (où l’on a pu constater que les majors négociaient des avances ou des minimas garantis exprimés en parts de marché aux nouveaux opérateurs) : Universal Music serait en position ultra dominante avec une part de marché oscillant entre 45 et 55 %, au lieu de 35 à 45 %, selon les sources

– Médias radiophoniques : le poids des catalogues diffusés en radios constitué par le nouvel ensemble représenterait plus de 55 % des nouveautés les plus diffusées (source Yacast, 100 titres les plus diffusés sur la période janvier-octobre 2011). La part des investissements en radios et télévisions d’Universal Music passerait de 41,3 % à 50,7 % (source Yacast, pige des investissements publicitaires 2010).

 

Contact :

Jérôme Roger – Directeur Général : 01 53 77 66 40

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  1. 20111114 _ CP Rachat EMI par Universal - (127 KB / msword )